Accueil > Le Théâtre > Archive > Saison 2016-2017 > OTHELLO

OTHELLO

mercredi 28 septembre 2016, par Théâtre de l’Écluse

26/27/28 janvier : 20h30

« Etre à présent un homme sensé, tout à l’heure un fou, et bientôt une brute ! »

Un homme regarde dans son salon le film Othello réalisé par Oliver Parker. Chaque personnage est mimé jusqu’à ce que l’acteur jette son dévolu sur Iago, celui qui représente la trahison, la félonie, la duperie. En reprenant chacune des répliques il s’inscrit peu à peu dans le dialogue avec les autres personnages enfermés dans le poste de télévision. Un véritable jeu de faux-semblants qui met en relief les valeurs factices et les conduites sournoises que l’on joue au spectateur.

Note d’intention du metteur en scène :

Monter une pièce de Shakespeare reste un défi pour le metteur en scène.
D’abord, le défi de la langue.
Sublime, métaphorique, tantôt obscure tantôt lumineuse mais toujours sensuelle, la langue de Shakespeare dessine chaque volute de la pensée humaine et décrit les passions qui animent les hommes.

Ensuite, le défi de la tradition.
Comment reconvoquer les personnages illustres du théatre shakespearien ? A la fois poussiéreux et inquiétants, ses personnages fantômes, par leurs apparitions s’amusent de nous. En dressant le reflet de notre vie ils se jouent de notre condition avec beaucoup de vérité. Femmes aux mille et un visages, ils nous font connaître les cruautés et les enchantements de l’amour. Ils nous réduisent à la stupeur et ont l’innocence de porter un nouveau regard sur nous. Ces visions surannées et obsédantes continuent de nous hanter tels les rêves de notre enfance.
« Nous sommes de la même étoffe que les songes, et notre vie infime est cernée de sommeil ». La tempête, Shakespeare.

Enfin, le défi du théâtre.
C’est celui de l’alchimiste : transformer le plomb en or, la scène en territoire du monde.
C’est construire un territoire où l’on se joue des choses, où le mensonger se ment à lui-même pour tenter de faire apparaître le vrai. Le théâtre est alors pris comme une tentative de vie.

JPEG - 241.5 ko
JPEG - 256.3 ko